08 janvier 2008
Un mécanisme de l’allergie identifié
Le système immunitaire défend l’organisme contre les agents pathogènes extérieurs : bactéries, virus, parasites, allergènes, toxiques… Il les repère puis les élimine. Mais quelquefois le système s’emballe et se met en hyperréactivité face à des antigènes inoffensifs. C’est ce que l’on appelle la réaction allergique.
Or certains lymphocytes, les lymphocytes T suppresseurs ou régulateurs sont chargés de supprimer des cellules pro-allergiques connues sous le nom de Th2. Car ces cellules identifiant tort certains allergènes comme étant dangereux, produisent la réaction allergique.
Une étude publiée dans la revue PloS Biology a démontré que le gène GATA peut bloquer un autre gène FOXP3 qui va bloquer à son tour les lymphocytes T suppresseurs ce qui laisse le champ libre aux réactions allergiques.
Aussi les chercheurs espèrent mettre au point une technique permettant de moduler le fonctionnement de FOXP3 chez les personnes allergiques afin d’induire une meilleure tolérance de leur système immunitaire aux allergènes.
Cette technique est déjà à l’essai. Et si elle s’avère vraiment efficace, elle pourra servir à traiter les allergiques (uniques, multiples, croisées) et les terrains atopiques. (Sciences et Avenir du 27/12/07)
06 janvier 2008
Le manque de vitamine C favorise l'asthme
Des chercheurs britanniques du Medical research Council (Cambridge) ont démontré que les personnes consommant moins de fruits donc manquant de vitamine C et de manganèse avait plus de chance de devenir asthmatiques. Ainsi, l’asthme serait entre autres lié à une alimentation inadaptée ou du moins, l'alimentation jouerait un rôle dans le développement de lasthme.
On sait que les personnes qui ont un mode de vie sain c’est-à-dire une alimentation équilibrée, une consommation importante de fruits et légumes et une activité physique régulière souffrent moins d’asthme. Par ailleurs, des études ont montré que les personnes consommant un certain nombre d’antioxydants, dont fait partie la vitamine C, ont également moins de chance d’avoir de l’asthme.
Mais entre un mode de vie sain et une prise d'anti-oxydants, les chercheurs se sont demandés lequel des deux était réellement à l’origine d’une réduction des risques. Ils ont alors étudié les consommations quotidiennes des asthmatiques. Et ceux qui consomment quotidiennement plus de 46,3 grammes d’agrumes riches en vitamine C ont deux fois moins de risque d’avoir des gènes respiratoires. Par ailleurs, les asthmatiques qui sont gênés pour respirer présentent des taux sanguins de vitamine C plus faibles que les asthmatiques sans symptômes. Ils consomment également moins de vitamine C mais aussi moins de manganèse, un oligo-élément retrouvé dans les graines et les céréales et qui intervient dans les mécanismes allergiques.
En résumé, ce n’est pas la mode de vie qui internient sur l'asthme mais bien les antioxydants qui proviennent des fruits. Ainsi, le manque de fruits et légumes dans l'alimentation quotidienne pourrait bien être une des raisons de la recrudescence d’asthme observée dans les pays développés depuis 20 ans. (LSJ du 17/05/06)
05 janvier 2008
Les mécanismes de la rhinite allergique
Les médicaments antihistaminiques
Les tests cutanés
Les tests cutanés permettent de déterminer précisément les allergènes responsables de l'allergie. Plus la réaction cutanée est forte, plus la responsabilité de l'allergène est importante.
Que faire en cas de crise allergique ?
En cas de réaction allergique, dès les premiers signes:
1. Appeler immédiatement le médecin et le SAMU.
2. Prendre immédiatement:
- un antihistaminique par oral, type Virlix*.
- un corticoïde par oral à la dose de 1mgr/kg,
- si crise d'asthme: un aérosol type Ventoline*.
3. en cas de malaise, de gène pour avaler, pour parler, de sensation de manquer d'air, de perte de connaissance, il faut pratiquer (ou faire pratiquer) une injection de Anapen* en injection, à renouveler 5 minutes plus tard en l'absence d'amélioration notable des symptômes.
Allergie une maladie fréquente
Les allergies connaissent une véritable explosion dans les pays développés depuis une vingtaine d’années. Selon l'OMS, l’allergie figure au 4e rang des maladies les plus fréquentes dans le monde. En France, l’allergie respiratoire est l'une des premières maladies chroniques de l’enfant et de l’adolescent.
Le régime méditerranéen contre les allergies
Manger plus de fruits et de légumes réduit le risque d’asthme de 80%
Une étude a mis en évidence que les enfants qui adoptent un régime méditerranéen ont nettement moins de rhinite allergique et d’asthme que ceux qui ont une alimentation industrielle et pauvre en végétaux.
Cette alimentation consiste en une consommation importante de fruits et de légumes, de poissons, de
céréales complètes, de noix et d’huile d’olive agrémentée de vin mais
peu de viande rouge et de produits laitiers. Cette alimentation procure
des quantités importantes de fibres, de vitamines (vitamine E,
bêta-carotène, vitamine C), de minéraux et d’acides gras essentiels et
peu de graisses saturées.
Leda Chatzi et ses collaborateurs de l’université de Crète ont étudié l’alimentation et l’état de santé de 690 enfants âgés de 7 à 18 ans et vivant sur l’île de Crète. A travers des questionnaires, les scientifiques ont mesuré le degré de similitude entre l’alimentation de ces petits volontaires et le régime méditerranéen.
Les résultats, publiés dans la revue Thorax montrent que les petits Grecs dont l’alimentation ressemble le plus au régime traditionnel méditerranéen ont un risque de rhinite allergique réduit de 66%, un risque d’allergie (urticaire, eczéma atopique…) réduit de 46% et un risque d’asthme réduit de 39% !
Les chercheurs notent en particulier que la consommation régulière de grandes quantités de noix, tomates, oranges et raisin est associée à un risque de rhume diminué respectivement de 50, 68, 70 et 81%
C’est la teneur importante en antioxydants et en polyphénols qui peut expliquer cet effet du régime méditerranéen. « L’analyse du régime crétois a montré qu’il fournit de grandes quantités de sélénium, de glutathion, de resvératrol, de fibres, de polyphénols, de vitamines E et C ainsi qu’un bon équilibre entre acides gras oméga-3 et oméga-6. La majorité de ces nutriments ont des propriétés antioxydantes. »
(Leda Chatzi, Protective effect of fruits, vegetables and the Mediterranean diet on asthma and allergies among children in Crete, Thorax, Apr 2007; doi:10.1136/thx.2006.069419 et L.J.S.25/05/2007)
Asthme et Oméga 3
Une étude scientifique menée par le Dr Timothy D. Mickleborough de l'université de l'Indianan à Bloomington, vient de montrer un nouvel intérêt des oméga 3 après le cancer et les maladies cardiovasculaires. Elle a permis d'établir l'intérêt des oméga 3 dans l’asthme et en particulier dans le bronchospasme (bronchoconstriction) induit par l’exercice physique (BIE).
Selon cette étude parue dans le journal Chest, prendre des suppléments d’huiles de poisson permet de prévenir le BIE chez les asthmatiques. (Timothy D. Mickleborough, Chest, January 2006
du 10/02/2006 et LJS du 10/01/06)
25 septembre 2007
Solitude et infection
Une étude américaine vient de révéler que la solitude avait des effets biologiques négatifs sur le système immunitaire. Déjà plusieurs travaux avaient permis d'établir que les personnes vivant dans l'isolement risquaient plus que les autres de souffrir d'infection, d'hypertension artérielle, d'insomnie et de cancer. Jusqu'ici l'explication sociale primait : ne pas avoir à ses côtés de proches veillant sur soi est un facteur expliquant cette fragilité particulière des personnes esseulées.
Des chercheurs de l'université de Californie Los Angeles (UCLA) apportent une nouvelle clé de compréhension de ce phénomène. Ils ont étudié et comparé l'activité des gènes de 14 volontaires, dont 6 considérés comme de grands solitaires, et découvert que le fonctionnement de 209 gènes différait largement entre les deux groupes. Or, « une grande partie de ces 209 gènes est impliquée dans la réponse immunitaire du corps à des agressions des tissus de l'organisme » a indiqué le principal auteur de cette étude.
Le Nouvel observateur, le journal santé, lundi 17 septembre 2007, www. sante.nouvelobs.com








