18 avril 2007
Les antibiotiques
On
peut dire ce que l'on veut des antibiotiques, ce qui est certains c'est
qu'ils ont sauvé de nombreuses vies. Le problème est que victimes de
leur succés ils ont été galvaudés et utilisés à tord et à travers. Ils
sont donc utiles mais doivent respecter des régles de prescription
strictes.
L’antibiotique sera choisit en fonction de la localisation de
l’infection et donc du germe probable en cause. Au niveau des
amygdales, on craint le Streptocoque β hémolytique, au niveau de la
peau on craint le staphylocoque doré… Car les différents antibiotiques
diffusent différemment selon les tissus et organes du corps : bronches,
sinus, oreilles ou même vessie ou méninges. On choisira aussi
l’antibiotique selon la gravité de l’infection, la rapidité
d’évolution, les contre-indications du médicament (insuffisance rénale
ou hépatique, allergie…), le risque évolutif de l’infection (risque de
septicémie, endocardite…) et l’état de l’enfant. C’est pourquoi il faut
absolument que cela soit un médecin qui fasse ce choix. Et aussi,
lorsqu’un antibiotique est prescrit, il est indispensable :
- de le prendre,
- à la dose indiquée : une dose trop faible sera inefficace contre le
germe qui deviendra alors
résistant à l’antibiotique. On perd ainsi une
arme potentielle.
- ne pas sauter de prise : le risque est le même que le précédent
- prendre la durée indiquée. Il ne faut pas l’arrêter dés que cela va
mieux. Car si on arrête trop
tôt, l’infection n‘est que partiellement
détruite, il demeure toujours des germes qui
vont se re-développer dès
l’arrêt de l’antibiotique.
Il est presque plus mauvais de mal prendre un antibiotique que de ne
pas en prendre du tout ! Car en cas de problème persistant après un
antibiotique mal pris, le tableau clinique est bâtard, pas net et le
germe est résistant à l’antibiotique : donc il est inutile de reprendre
un antibiotique qui a été mal pris ou qui n’a pas marché !
Au Total :
Soit on prend correctement un antibiotique, Soit on ne le prend pas du
tout !
Ne jamais prendre un traitement antibiotique à moitié : Il ne sera pas
efficace et générera une résistance du germe à l’antibiotique
L’usage des antibiotiques ne doit, en aucun cas, être galvaudé, le
développement des résistances aux antibiotiques en est une raison, mais
aussi le côté nuisible d’un antibiotique inutile sur l’organisme : il
vient encrasser le foie et la vésicule biliaire, et détruire la flore
intestinale, tels sont les effets visibles à courts termes. Mais à plus
long terme, on évoque les aggravations des allergies (eczémas, asthme,
intolérances) mais aussi des rhumatismes, de la fatigue, du moral, des
problèmes digestifs… Et certains auteurs ont même constaté que les
personnes prenant souvent des antibiotiques ont plus de cancers que les
autres….
Ainsi, l’usage des antibiotiques ne doit pas être galvaudé. Tout le
monde est d’accord là-dessus. Mais aussi, les antibiotiques ont une
place irremplaçable en cas d’infections graves, sévères, avec risques
de complications (septicémie, méningite, atteinte cardiaque), avec
problèmes respiratoires (essoufflement, encombrement) ou altération de
l’état général, ou encore chez les personnes faibles ou porteuses d’une
anomalie (cardiaque, pulmonaire, déficit immunitaire ou autre…).
Donc,
l’antibiothérapie doit être réservé aux cas bien choisis et c’est tout.
En cas d’infections récidivantes et si une infection est en cours, il
est souvent justifié de commencer par une antibiothérapie bien menée
pour nettoyer le terrain et de commencer en même temps ou juste après
un traitement de fond de ces infections. Ainsi, nous commençons le
traitement sur de bonnes bases !
Enfin, lors d’une antibiothérapie, je conseillerai systématiquement de
prendre :
- un probiotique qui est un produit permettant d’entretenir la flore
intestinale qui sera obligatoirement en partie détruite par les
antibiotiques. Il permet aussi d’éviter la survenue de candidose
(champignon) au niveau du tube digestif, de la bouche, (aphte, muguet,
mucite, muqueuse buccale à vif rendant très douloureuse toute
alimentation) ou de la cavité vaginale (mycose ou candidose vaginale)
favorisée par cette destruction de la flore intestinale. Car souvent
après avoir absorbé l’antibiotique, il faudra que la personne prenne un
antifongique pour se débarrasser du champignon développer suite à
l’antibiothérapie ! Double intoxination ! A défaut de probiotique,
il est possible de prendre du yaourt fermenté ou au bifidus (mais nous
verrons que les laitages ne sont pas conseillés lors d’une infection),
voir de l’Ultralevure* qui auront une action protectrice, mais beaucoup
plus faible sur la flore.
- un protecteur hépatique comme le Nux vomica 7CH en homéopathie, la chélidoine,
le romarin, le radis noir… car l’antibiothérapie vient fragiliser le
foie et la fonction biliaire, un petit tonifiant hépatique est le
bienvenu pendant ou/et après le traitement.
Et sauf indication contraire de votre médecin, donnez l’antibiotique
pendant ou à la fin de son repas. Il est ainsi mieux digéré et toléré.
Une
antibiothérapie bien, indiquée aux doses adéquates, bien suivie par le
malade assocviée à la prise de probiotiques et d'un protecteur sera
bénéfique et efficace. Il faut cependant se rappeler que les huiles
essentielles sont également très actives contre les infections.
Article tiré du livre: "Pour en finir avec les allergies et les infections récidivantes" du Dr Bodin

